Paul-Émile BORDUAS

 

 

Né à Saint-Hilaire, Paul-Émile Borduas fût une influence marquante sur le développement artistique du Québec. Il étudia d’abord avec Ozias Leduc, qui le prit comme apprenti dans plusieurs de ses projets de décoration d’églises à Sherbrooke, Halifax et Montréal. Il étudia ensuite à l’École des beaux-arts de Montréal, de 1923 à 1927 et, ensuite aux ateliers d’art sacré, à Paris, de 1928 à 1930. De retour à Montréal, en pleine crise économique, il a dû enseigner pour gagner sa vie. En 1937, il obtient un poste à l’École du meuble et développa parallèlement l’art «automatiste» en s’inspirant des conseils que Léonard de Vinci avait donné à ses élèves. En 1942, il exposa 45 œuvres surréalistes au théâtre de l’Hermitage, à Montréal. Parmi celles-ci, on comptait quelques tableaux «automatistes». Son oeuvre influença plusieurs jeunes artistes, et il est devenu le chef de file du mouvement du même nom. En 1948, il publie avec la collaboration d’autres artistes, le manifeste du Refus global dans lequel il dénonce la pensée conservatrice, la religion catholique et le nationalisme de droite du gouvernement de Maurice Duplessis. Ce geste a occasionné la perte de son emploi à l’École du meuble, et il a dû vendre sa maison de Saint-Hilaire et s’exiler à New York, où la recherche artistique pouvait se faire plus librement. En 1955, espérant être mieux reconnu en France, Borduas part pour Paris, mais malheureusement, il n’y rencontre pas le succès espéré. Il est mort à Paris le 21 février 1960 d’une crise cardiaque, laissant derrière lui une œuvre considérable. Son influence sur le développement de l’art au Québec est indéniable.

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