Léon BELLEFLEUR

 

 

Léon Bellefleur naît à Montréal, le 8 février 1910. En 1926, il s’inscrit à l’École Normale Jacques-Cartier et obtient, trois ans plus tard, un diplôme en pédagogie qui lui permettra d’être engagé – et ce, pendant vingt-cinq ans – comme instituteur par la Commission des Écoles catholiques de Montréal. De 1929 à 1938, il fréquente les cours du soir de dessin à l’École des Beaux-arts de Montréal. Bellefleur rejoint le groupe Prisme d’Yeux en signant leur manifeste en 1948 et en exposant avec eux à maintes reprises. En 1951, Bellefleur participe à la deuxième exposition internationale de Cobra à Liège, en Belgique, et, en 1953, il se joint au mouvement automatiste. À partir de sa retraite de l’enseignement en 1954, il se consacre à sa carrière artistique à temps plein et fait de longs et fréquents séjours en Europe, notamment en Provence et à Paris. Il y étudie la gravure en France, aux ateliers de Friedlander et de Desjaubert. Plus tard, après son retour en France en 1958, il se rapproche du groupe surréaliste d’André Breton. Il revient toutefois au Québec de façon permanente en 1966. Sa carrière est relancée par une rétrospective au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa en 1968, puis à London (Ontario) et à Montréal. De nombreuses expositions de ses œuvres ont lieu au Brésil, au Canada, en Angleterre et au Danemark. Les poètes québécois – aussi bien de la génération de l’Hexagone que des éditions du Noroît – lui demanderont souvent des images pour accompagner leurs textes. En 1977, il est le premier récipiendaire du prix Borduas. Tout au long des années 1980, il continue de créer des tableaux, des dessins et des estampes lyriques, influencés par le surréalisme. En 1985, il reçoit le prix Louis-Philippe Hébert de la Société Saint-Jean-Baptiste et un Doctorat honorifique de l’Université Concordia en 1987. Léon Bellefleur fait partie de l’Académie Royale du Canada (ARC) en 1989.