9 juin au 2 juillet 2017

À QUÉBEC — 1, côte Dinan G1K 3V5

9 juin au 2 juillet 2017

Thierry Arcand-Bossé, Gris Google
À QUÉBEC

Thierry Arcand-Bossé – Gris Google

Vernissage: Vendredi le 9 juin, dès 17h

Pour plus d’informations:
418 692.1566    info@galerielacerte.com

La galerie Lacerte art contemporain (Québec) est heureuse de présenter Gris Google – une sélection de tableaux récents de l’artiste Thierry Arcand-Bossé.

Sensible à la tradition en peinture de même qu’à la présence de la technologie dans nos vies, le peintre propose, ici, une réflexion sur la rencontre de ces deux univers distincts. Omniprésente dans sa pratique, l’appropriation d’images guide, cette fois-ci, l’entièreté de sa récente production. À priori disparates, les oeuvres pourraient être divisées en deux corpus distincts, bien que complémentaires.

Une première série d’oeuvres sont ainsi réunies sous le thème du paysage. Essentiellement créés à partir d’images captées par des webcams qui sont postées aux quatre coins de la planète et auxquelles nous avons accès via Internet, ces tableaux multiplient leurs références à un certain pan de la peinture romantique. Mais ici, ce n’est pas sans ironie que la quête du sublime s’étiole dans un paysage volontairement banal et sans relief.

Dans un tout autre registre, l’artiste s’inspire des mouvements chromatiques générés par son ordinateur en mode veille. Comme l’indique leur titre commun — Écran de veille —, ces peintures pourraient tout aussi bien être envisagées comme abstraites que comme figuratives, le caractère figuratif étant basé sur l’idée de la représentation — la reproduction — de ce qui se manifeste à l’écran. Ici, les larges plans de couleurs se fondent harmonieusement l’un dans l’autre, créant des espaces infinis et hypnotiques.

C’est donc de façon assumée qu’Arcand-Bossé privilégie un décor ennuyant et dépourvu de présence humaine, comme l’est celui d’une station de ski anonyme en pleine saison estivale, ou encore qu’il s’applique à reproduire son écran de veille. Élevées au niveau d’œuvre d’art par l’activité de la peinture, paradoxalement lente et fastidieuse dans le cas de l’artiste, ces images insignifiantes posent la question du sens et de la valeur profonde de l’image — et, par extension, ceux de l’oeuvre d’art — dans un contexte de vitesse, d’hyper production et d’hyper consommation. Qu’est-ce qui peut réellement résonner en nous dans ce « Google-bordel », là où tout se côtoie sur un même plan, le meilleur comme le pire, et où tout semble se valoir ? Dans une perspective plus globale, nous vivons à une époque où il ne faut plus craindre la présence de la technologie dans nos vies, mais plutôt questionner notre asservissement le plus complet à celle-ci.

Thierry Arcand-Bossé est né en 1976 à Québec, où il vit et travaille. Il a obtenu un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval en 2003. Son travail a été diffusé en galerie et dans plusieurs centres d’artistes au Québec, notamment à L’Œil de poisson (Québec), à Espace virtuel (Chicoutimi) et à L’Écart… lieu d’art actuel (Rouyn-Noranda). L’artiste a également participé à différents événements dont Orange, l’événement d’art actuel de Saint-Hyacinthe, la Manif d’art de Québec, le Symposium d’art contemporain de Baie-Saint-Paul ainsi que la Liverpool Biennial au Royaume-Uni. Depuis 2006, son travail est reconnu et soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec par le biais de plusieurs bourses de recherche et création. Ses œuvres font partie de multiples collections particulières, mais aussi de la Collection prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, ainsi que de la collection de Loto-Québec.

Thierry Arcand-Bossé — En savoir plus sur l’artiste