24 novembre au 23 décembre 2017

À QUÉBEC — 1, côte Dinan G1K 3V5

 

24 novembre au 23 décembre À QUÉBEC

Elysanne Tremblay – Gloire des roses sablons

Vernissage: Vendredi le 24 novembre, dès 17h

Pour plus d’information:
418 692.1566    info@galerielacerte.com

J’aimerais vivre parmi les feuilles et la bruyère comme les oiseaux, porter une robe faite de plumes et me nourrir de baies.

Liz Heron, Truth, Dare or Promise : Girls Growing Up in the Fifties

 

La galerie Lacerte art contemporain (Québec) est heureuse de présenter Gloire des roses sablons – une sélection d’oeuvres récentes de l’artiste Elysanne Tremblay.

 

L’ensemble du travail d’Elysanne Tremblay est dédié à la création d’un milieu où elle prend plaisir à imaginer l’épanouissement de toutes formes de vie. Mais pourquoi tenter d’animer l’inanimé alors qu’il existe déjà une nature bien vivante? Par reconnaissance de celle-ci. « L’idée que l’art est le miroir de la nature est de celles qui ne plaisent qu’aux périodes de scepticisme. L’art n’imite pas la nature, il imite la création, parfois pour proposer un autre monde autre que le monde réel, parfois simplement pour amplifier, pour confirmer, pour faire pénétrer dans la société le bref espoir offert par la nature » [1]. L’exceptionnel surgit de la fascination, de l’admiration. Le travail de l’artiste ne constitue en rien l’exceptionnel, il constitue le geste; « geste de l’enfant qui fait des ricochets pour transformer la surface de l’eau, celle des apparences « naturelles », en surface de manifestation de sa seule volonté » [2].

 

Elysanne Tremblay a une admiration absolue pour tout objet résultant d’un trop-plein d’excès et d’intensifications. Pour elle, l’art est un moyen utilisé pour montrer nos excès de couleurs, notre force et notre capacité à confronter le monde. Dans cette proposition d’exposition, l’artiste souhaite afficher ses excès de couleurs comme dans une parade d’intimidation. Gloire des roses sablons est un territoire, un espace où Elysanne Tremblay se « représente le futur et ce qui précède afin de rassembler les sensations à venir, un peuple à venir, des mondes et des univers à venir » [3].

[1] John Berger, L’oiseau blanc, Mayenne, Champ Vallon, 2000, p.18

[2] Jacques Rancière, Malaise dans l’esthétique, Galilée, 2004, p.38. Traduction libre

[3] Elizabeth Grosz, ‘’Chaos, Territory, Art : Deleuze and the Framing of the Earth’’, New York : Columbia University Press, 2008, p.7.
 


Née en 1988 à Québec, Elysanne Tremblay obtient son baccalauréat en Arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal en 2011. Son travail a été présenté à Montréal et en France lors d’une résidence d’artiste. Elle a été finaliste pour le concours de peinture canadienne RBC (2014) et complète actuellement une maîtrise en peinture et dessin à l’Université Concordia. Elysanne vit et travaille à Montréal.

Elysanne Tremblay — En savoir plus sur l’artiste